CNE FO

Présentation

Pour toute question syndicale,

Pour contacter les élus en CPN 4 et 5,

Pour proposer un article à mettre en débat sur ce blog,

Adressez un courriel à

cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr 

Vos élus en CPN 5 :

Patrick SALMON

Jean-Louis CARLIEZ

Vos élus en CPN 4 :

Denis LOIZEAU

Marie Claude CADENET

La CPN 5

La prochaine CPN 5
La CPN se tiendrait du 15 au 19 juin

Vos élus en CPN 5
Patrick Salmon
Jean-Louis Carliez

adressez vos demandes sur

cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr

Jeudi 4 juin 2009

CPN de juin : elle se tiendrait du 15 au 19 juin. Vos candidatures ont déjà été enregistrées dans la BDE. La fiche FO de recueil de souhaits (pièce jointe) est à nous retourner jusqu'au jeudi 11 juin sur cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr

CPN de juillet : elle se tiendrait du 6 au 10 juillet. Les postes conccernés sont acutellement diffusés dans la BDE. La fiche FO de recueil de souhaits pour cette CPN est à nous retourner à partir du lundi 15 juin

CPN de mai : les cadres sans solution satisfaisante à l'issue de cette CPN peuvent nous adresser un "point sur leur situation au 15 juin". Nous devrions parler aussi de ces situations lors des CPN de juin et juillet.  

 

 

Cher(e) collègue,

Vous pourrez lire ci-dessous un communiqué commun de l’ensemble des élus CFE-CGC et FO de la CPN 5. A la lecture de ce communiqué, vous comprendrez que la défense de vos intérêts passe par la constitution de solides dossiers bien étayés. C’est à cette seule condition que les élus peuvent parfois faire évoluer l’Etablissement dans ses choix.

Concernant les pressions à la mobilité forcée, écrivez nous les détails de ces intimidations : dates et contenus des entretiens, noms des hiérarchiques concernés…

Concernant le dernier entretien de sélection que vous avez eu, essayez d’en obtenir le compte rendu auprès du hiérarchique qui l’a mené. Si cette dernière évaluation n’est pas du tout cohérente avec les précédentes, nous vous suggérons de nous transmettre les écrits concernant ces dernières. Nous demanderons à l’Etablissement de nous expliquer les écarts entre ces différentes évaluations.

Par ailleurs, nous insistons fortement sur le strict respect du texte national signé de Christian Charpy et titré « processus de pourvoi des postes par mouvement interne »
 

Deux éléments positifs sont aussi à souligner dans le bilan de cette CPN.

1) La détente du calendrier des CPN décidée après le changement de  DGA RH a permis de laisser le temps à certains hiérarchiques et aux services RH de certaines régions de construire des alternatives parfois acceptables pour certains collègues perdant leur poste de direction. Les élus contribuent souvent à la construction de ces "solutions" alternatives. La mobilité professionnelle ne doit pas se faire n'importe comment et surtout pas sur injonction conjoncturelle des hiérarchiques. Perdre son poste, c'est déjà être une victime ; en conséquence, construire une alternative doit se réaliser dans le respect le plus total des personnes.
Nous constatons, malheureusement, que toutes les régions n’ont pas réalisé le précédent travail.

2) Le fait de ne pas avoir à étudier tous les postes sur une seule CPN - il manquait entre autres d’importantes régions comme le Nord-Pas-de-Calais, l’Ile de France et PACA – a permis aux élus de ne pas être totalement submergés par la masse des dossiers à étudier.

 

Nous vous rappelons que la CPN de juin devrait se dérouler du 15 au 19 juin. N’hésitez pas à nous solliciter en nous écrivant.

Cordialement

Vos élus FO en CPN 5

Patrick Salmon et Jean-Louis Carliez

Le blog des cadres : http://cnefo.over-blog.com/

Les éditoriaux de la CNE FO : http://cnefo.over-blog.com/categorie-10759835.html

 

 

Les points clés du « processus de pourvoi des postes par mouvement interne » signés de Christian Charpy

Vos témoignages et l’action des élus lors de la CPN 5 de mai 2009 démontrent que ce cadrage national de la DG vous apporte des éléments permettant de défendre vos intérêts lors des entretiens avec les lignes hiérarchiques. Rappelons quatre points de ce document :

- La hiérarchie ne peut pas refuser un entretien à un candidat : « Le service des ressources humaines veille à ce que tous les candidats qui le souhaitent, puissent avoir un entretien, physique ou téléphonique, avec le hiérarchique du poste ou, en cas d’impossibilité, avec un membre de l’équipe de direction locale. »

- Les candidats peuvent solliciter le conseiller carrière interrégional qui est indépendant des lignes hiérarchiques régionales et qui participe à la revue des candidatures : « Les conseillers carrières participent à la revue des candidatures lorsqu’y sont évoquées les candidatures des agents sur des emplois génériques dont le coefficient de base est égal ou supérieur à 300 selon la CCN ou des postes de niveau IVB, selon le statut de 2003. Les informations sur ces candidatures sont ensuite transmises au département du recrutement et de la gestion des carrières, dans le cadre de la préparation des décisions de nomination sur ces emplois, prises après avis de la commission paritaire nationale. » Les coordonnées des Conseillers carrières interrégionaux sont accessibles sur Alice (espace RH, page CPN 5).

- Au sein de l’institution nationale publique qu’est Pôle emploi, toutes les décisions de carrières et tous les avenants aux contrats de travail des cadres sont signés au niveau national par le DGA RH (les Directeurs régionaux n’ont donc pas ce pouvoir) : « Personnels nommés sur des emplois coefficient de base 300 / niveau IVB : Les directeurs régionaux établissent les décisions de nomination et les transmettent au DGA-RH qui établit et signe les avenants aux contrats de travail et les décisions de carrière. »

- La revue des candidatures est collégiale : « Le département du recrutement et de la gestion des carrières prépare les dossiers présentés en comité carrières national. Le Directeur général (pour le comité carrières national) ou son représentant préside la réunion concernée et désigne les managers et les responsables fonctionnels chargés d’étudier les candidatures. La revue des candidatures implique obligatoirement le N+2 du poste ouvert ou son représentant. »

 

 

Le Communiqué commun des élus FO et CFE-CGC après la CPN 5 de mai 2009

 

Une CPN 5 compliquée

La CPN 5 de mai fut compliquée en raison de la lourdeur des enjeux individuels en débat. Certains d'entre vous perdent tout poste de direction (DALE, Chef de service), d'autres collègues subissent des pressions pour aller là où ils ne souhaitent pas et vous êtes nombreux à être très critiques sur la manière dont les choix de nominations ou d'éliminations ont été effectués. C'est tout particulièrement l'opacité caractérisant ces choix et le peu de courage managérial de certains responsables hiérarchiques pour annoncer les mauvaises nouvelles qui heurtent nombre d'entre vous. Ce sont en effet les élus qui vous ont parfois annoncé que vous ne seriez pas nommé directeur de site. Les élus ont demandé qu'en amont des prochaines CPN les hiérarchiques prennent leurs responsabilités sur ces questions.

Vos élus ont bataillé ferme sur de nombreux dossiers. Les échanges avec les représentants de l'Etablissement furent souvent vifs et les suspensions de séance ont été nombreuses, tant sur les problématiques générales (rémunération, opacité, strict respect du "pas de mobilité forcée" et du "processus de pourvoi des postes par mobilité interne"...) que sur les dossiers individuels.

Rémunération : une bonification d'ancienneté de 12 mois pour ceux qui perdront involontairement la prime de performance

Concernant les rémunérations, les élus demandaient qu'aucun cadre ne voit sa rémunération baisser dans les prochaines années en raison de la perte de la prime de performance. L'Etablissement a finalement proposé une bonification d'ancienneté de 12 mois aux cadres qui perdent leur prime de performance de manière non volontaire. Ces collègues seront aussi, bien évidemment, éligibles aux parts variables.

Opacité : la note nationale sur la mobilité interne doit être strictement appliquée et les évaluations doivent être précisément étayées

Concernant l'opacité, l'Etablissement n'a pas accepté de nous dire si les collègues de l'ex Assurance Chômage recrutés respectaient les critères, notamment les coefficients, exigés dans les profils de postes diffusés. C'est cette opacité qui a conduit les élus à voter aussi souvent pour la "rediffusion" du poste.

Concernant toujours l'opacité, ou plus précisément les choix parfois fort peu étayés de certaines lignes hiérarchiques, les élus ont pu constater que les récentes "évaluations" de certains DALE, défavorables, n'étaient pas du tout en cohérence avec de précédentes évaluations des mêmes collègues toujours situés dans les mêmes contextes professionnels. Ces "évaluations" n'ont visiblement qu'un seul objectif : justifier le choix de ne pas retenir ces collègues comme responsables de sites. N'hésitez donc pas à nous transmettre les évaluations positives dont vous avez récemment fait l'objet. Les élus les confronteront au compte rendu du dernier entretien de sélection récemment mené. Les élus demandent qu’au cours de ce processus d’évaluation  les cadres soient pleinement respectés.

Notre établissement ne peut se construire que dans la transparence s'il se veut être efficace. Le management actuel est trop souvent opaque, incohérent et, en définitive, démotivant. Il est le résultat de tractations qui ne servent personne et même pas l’établissement lui- même. Les responsables de terrain en ont assez des discours creux et ils ont vraiment envie que nombre des principes affichés soient tout simplement appliqués.

Ne cédez surtout pas aux pressions à la mobilité forcée ; les engagements de la ministre et de Christian Charpy sur cette question s'appliquent à tout cadre le souhaitant et ils ne peuvent donc être remis en cause par vos hiérarchiques

Concernant le respect du "pas de mobilité forcée", les élus ont obtenu l'arrêt des pressions sur plusieurs collègues. Pour les prochaines CPN, si vous faites l'objet de telles pressions, n'hésitez pas nous communiquer précisément tous les détails de ces tentatives d'intimidations : date de l'entretien, hiérarchique concerné...

Enfin, les élus ont obtenu de la DG que soit constitutée une liste nominative de suivi pour tous les collègues qui ont fait des demandes de postes et qui n'ont pas obtenu gain de cause. Un point régulier sera fait lors de chaque CPN. Si vous êtes dans cette situation, n'hésitez pas à nous faire part des évolutions en cours (positives ou négatives).

Par CNE FO ANPE - Publié dans : Les EDITORIAUX de la CNE FO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 1 juin 2009

La première CPN 5 émettant des avis sur le choix des directeurs de sites mixtes s'est terminée ce jeudi 28 mai. Après une longue suspension de  séance, la CPN 5 a repris ce mercredi 27 mai en milieu de matinée. L’Etablissement a fait évoluer ses positions sur quelques dossiers. De plus, les pressions à la mobilité géographique forcée exercées sur certains collègues devraient cesser. Nous travaillons aussi pour que les situations de ceux qui perdent leur poste de DALE soient les moins mauvaises possibles. Sachez enfin que l’opacité caractérisant certains choix de nomination ou d’élimination des cadres nous a conduit à de nombreux partages de voix : en effet, faute d’informations suffisantes sur des situations individuelles, nous avons, par principe, effectué des partages de voix afin d’obtenir plus de transparence sur les prochains choix qui s’annoncent. Evidemment, au terme de cette CPN, la situation n’est pas satisfaisante pour nombre de collègues. Nous reviendrons sur ces situations au cours des prochaines CPN. Afin de réaliser ce suivi, vos élus ont établi avec l’Etablissement une liste de collègues sans solution correcte aujourd’hui.



Mardi 26 mai : les élus sont en suspension de séance

Nous sommes actuellement en suspension de séance et en situation de blocage sur l’étude des postes de la région Rhône Alpes. Depuis le début de cette CPN, les élus n’ont obtenu aucun changement de position sur les choix initiaux affichés par l’Etablissement. Notre rôle se limite, pour l’instant, à obtenir parfois quelques améliorations dans la situation qui sera faite à des collègues perdant leurs postes de DALE. Nous constatons aussi que les choix de nominations ou d’éliminations des cadres s’effectuent bien souvent dans la plus grande opacité et, en conséquence, ces choix apparaissent généralement fort peu étayés. Cette réalité conduit à de nombreux partages de voix : en effet, faute d’informations suffisantes sur des situations individuelles, nous avons, par principe, effectué des partages de voix afin d’obtenir plus de transparence sur les choix qui s’annoncent.

La note  de la DG sur le « pourvoi des postes par mouvement interne » n’est pas appliquée par de nombreux hiérarchiques et les pressions à la mobilité forcée sont nombreuses. En définitive, nous constatons qu’à ce stade, la Direction Générale de Pôle emploi ne se donne pas les moyens de piloter le processus national de recrutement des cadres. Le pouvoir RH est aujourd’hui pleinement dans les régions. Il ne devrait pas en être ainsi dans l’institution nationale publique qu’est Pôle emploi. Nous ferons tout pour que cette situation évolue. Nous vous tiendrons informé de la suite des débats.



Les élus de la CPN 5 ont refusé de siéger le lundi 18 mai ;
Ils vous disent pourquoi

La préparation de cette CPN 5 de mai confirme les craintes que nous avions sur plusieurs sujets :

-         Rémunérations : l’Etablissement ne prend pas pour l’instant d’engagement clair sur le maintien des rémunérations des collègues, entre autres pour ceux qui perdront leur prime en même temps que leur poste de Dale.

-         Nominations des responsables : l’opacité est bien trop souvent la règle. Plusieurs candidats n’ont pu obtenir d’entretiens avec leur hiérarchie soit pour défendre leur positionnement, soit tout simplement pour aborder leur devenir.

Les entretiens bâclés sont légion. La logique des réseaux bien souvent locaux prévaut sur une analyse objectivée des compétences et des parcours.

-         Mobilité géographique : les engagements sur la non mobilité forcée pris en 2008 par C. Lagarde et repris par C. Charpy sont dans la réalité battus en brèche. Des lignes hiérarchiques font pression sur des collègues pour qu’ils se positionnent sur des postes non souhaités ou pour les dissuader de candidater sur un poste.

-         Respect des textes de Pôle emploi : le tableau de correspondance des emplois élaboré par la DG ainsi que les éléments exigés par les profils de poste diffusés (niveaux d’emploi et coefficients), ne sont pas respectés dans plusieurs régions

 

Dans ce contexte, lors de la préparation de la CPN 5, les élus du personnel ont demandé à l’Etablissement des engagements précis et écrits sur :

-         le maintien  des rémunérations,

-         la nécessaire transparence dans les opérations de nomination des responsables,

-         le strict respect, sur tout le territoire national, des textes édictés par Pôle emploi : le processus de pourvoi des postes par mouvement interne, le tableau de correspondance des emplois...

-         l’accompagnement et le réel suivi des candidats non retenus ou ayant été affectés sur un poste non choisi.

 

Le président de la CPN 5, malgré cinq heures de débat, n’a pas apporté les réponses attendues par les élus. En conséquence, les élus du personnel n’ont pas pu siéger.
Ils ne peuvent être complices d’un processus de nomination (ou d’élimination…) des cadres qui ne respecte pas les règles essentielles d’équité d’accès aux postes.

La CPN 5 est reconvoquée du lundi 25 au vendredi 29 mai.


Par CNE FO ANPE - Publié dans : Les EDITORIAUX de la CNE FO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 10 mai 2009

PARIS, 6 mai 2009 (AFP) Le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy a été soumis à un feu de questions de députés inhabituellement nombreux, mercredi à la commission Affaires sociales de l'Assemblée, en pleine concomitance de la fusion ANPE-Assedic et de l'envolée du chômage.

Pendant deux heures, les députés ont dit leur scepticisme sur la qualité du service (un conseiller pour 180 chômeurs en Hauts-de-Seine, s'est plaint Roland Muzeau, PS) ou la formation des conseillers ("faible", a reproché Francis Vercamer, NC).0

Ils étaient curieux également, à gauche et à droite, de savoir pourquoi l'ANPE et l'Assedic n'avaient pas encore fusionné dans leur circonscription, et quand les 1.840 renforts promis par Nicolas Sarkozy arriveraient vraiment.

D'autres ont fait état de chômeurs qui "au bout de 4, 5 ou 6 mois n'ont toujours pas de rendez-vous satisfaisants pour une formation", et de "retard d'ouverture dans les droits au chômage entraînant une hausse des demandes de secours dans les services sociaux".

Publicité

A trois semaines de la mise en place du Revenu de solidarité active (RSA) le 1er juin, beaucoup se sont alarmés aussi de la difficile coordination avec les Conseils généraux, actuellement chargés du RMI.

Les négociations entre Pôle emploi et l'Association des départements de France (ADF) traînent depuis des mois.

"67 députés présents, cela veut dire qu'il y a une vraie inquiétude sur le terrain", a noté le président de séance Pierre Méhaignerie (UMP). "Personne ne remet en cause la nécessité de la fusion. Simplement il faut donner un espoir aux utilisateurs et aux agents (...)", a-t-il ajouté.

"La principale préoccupation est comment améliorer la situation aujourd'hui", a renchéri Yves Albarello (UMP).

"On ne peut pas vous rendre responsable de toutes les difficultés", a lancé la socialiste Monique Iborra, pour qui la fusion ANPE-Assedic a été menée "à marche forcée", "surtout pour faire de l'affichage".

"Nous sommes bien conscients qu'il y a des choses à améliorer, mais on ne peut pas en l'espace de trois mois terminer une fusion que d'autres entreprises ou administrations font en trois ans", a répondu M. Charpy.

L'afflux "considérable" de chômeurs "nous amène parfois à décaler certains services prévus", a-t-il reconnu, citant la prospection d'offres d'emploi ou l'accompagnement des jeunes, qui devraient normalement être suivis dès le premier mois d'inscription.

Il a admis qu'"il faudrait peut-être des moyens complémentaires" mais ajouté que Pôle emploi pourrait s'appuyer sur les opérateurs privés en septembre.

"Mais il n'y a pas de file d'attente" contrairement à 1992-93, a-t-il dit, alors que "20.000 conseillers reçoivent environ 2 millions de chômeurs chaque mois".

M. Charpy a aussi admis que "le RSA aurait évidemment été plus facile à gérer il y a un an".

Par CNE FO ANPE - Publié dans : La FUSION ANPE / UNEDIC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 22 avril 2009

Cher(e) collègue,

Il y a déjà deux semaines nous vous diffusions le « processus transitoire de pourvoi de poste par mobilité interne » signé de Christian Charpy qui venait alors d’être adressé aux Directeurs régionaux. Vos témoignages démontrent que ce cadrage national de la DG vous apporte des éléments permettant de défendre vos intérêts lors des entretiens avec les lignes hiérarchiques. Rappelons quatre points de ce document :

- La hiérarchie ne peut pas refuser un entretien à un candidat : « Le service des ressources humaines veille à ce que tous les candidats qui le souhaitent, puissent avoir un entretien, physique ou téléphonique, avec le hiérarchique du poste ou, en cas d’impossibilité, avec un membre de l’équipe de direction locale. »

- Les candidats peuvent solliciter le conseiller carrière interrégional qui est indépendant des lignes hiérarchiques régionales et qui participe à la revue des candidatures : « Les conseillers carrières participent à la revue des candidatures lorsqu’y sont évoquées les candidatures des agents sur des emplois génériques dont le coefficient de base est égal ou supérieur à 300 selon la CCN ou des postes de niveau IVB, selon le statut de 2003. Les informations sur ces candidatures sont ensuite transmises au département du recrutement et de la gestion des carrières, dans le cadre de la préparation des décisions de nomination sur ces emplois, prises après avis de la commission paritaire nationale. » Les coordonnées des Conseillers carrières interrégionaux sont accessibles sur Alice :

https://alice.anpe.fr/rhenligne/site/html/carrieres/cadres/trajectoires/contact.htm

- Au sein de l’institution nationale publique qu’est Pôle emploi, toutes les décisions de carrières et tous les avenants aux contrats de travail des cadres sont signés au niveau national par le DGA RH (les Directeurs régionaux n’ont donc pas ce pouvoir) : « Personnels nommés sur des emplois coefficient de base 300 / niveau IVB : Les directeurs régionaux établissent les décisions de nomination et les transmettent au DGA-RH qui établit et signe les avenants aux contrats de travail et les décisions de carrière. »

- La revue des candidatures est collégiale : « Le département du recrutement et de la gestion des carrières prépare les dossiers présentés en comité carrières national. Le Directeur général (pour le comité carrières national) ou son représentant préside la réunion concernée et désigne les managers et les responsables fonctionnels chargés d’étudier les candidatures. La revue des candidatures implique obligatoirement le N+2 du poste ouvert ou son représentant. »

 

Le calendrier de la CPN 5 du mois de mai:

L’autre élément clé de la campagne de nomination des cadres actuellement en cours, c’est le calendrier. Rappelons les dates clés de la prochaine CPN 5 :

         Vendredi 24 avril : les régions communiquent leurs choix à la DG.

         Mercredi 29 avril : comité carrière national.

         La CPN 5 se tient les 18, 19, 20, 25 et 26 mai. Elle émet des avis.

         Les derniers arbitrages du niveau national s’effectuent les 27, 28 et 29 mai puis le Directeur Général prend les décisions de nominations.

 

C’est en rappelant les précédents éléments du cadrage national que certains d’entre vous ont pu obtenir un entretien avant ce vendredi 24 avril afin de défendre leur candidature. Vos témoignages montrent aussi que ces dispositions ont parfois du mal à devenir réalités dans plusieurs régions. Certains, des hiérarchiques mais aussi des candidats pas encore nommés, se comportent comme si les nominations prévues et espérées par eux étaient déjà effectuées. Tel n’est pourtant pas encore le cas. N’hésitez donc pas à faire remonter à vos élus en CPN 5 ces comportements non respectueux des règles en vigueur à Pôle emploi sur cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr

 

776 postes sont diffusés à la CPN 5 du mois de mai

Vous trouverez en deuxième pièce jointe les 776 postes diffusés pour la CPN de ce mois de mai. Ce tableur Excel est le premier et le seul document qui recense l’ensemble des postes de niveau IVB diffusés pour la prochaine CPN 5. Cette liste vous permettra de vérifier que l’étude par la CPN 5 des postes sur lesquels vous postulez est bien prévue. N’hésitez pas à nous prévenir de la moindre erreur que vous pourriez constater : cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr

 

Une CPN 5 en juin ; date de forclusion : le 15 mai

Plusieurs régions n’ont pas été en capacité de diffuser leurs postes pour la CPN de mai : Aquitaine, Centre, Corse, Guyane, Nord Pas de Calais, PACA, Picardie, Ile de France et Poitou Charentes. De plus, la région Rhône Alpes n’a pas diffusé les postes de chargés de mission.

Les régions en capacité de diffuser leurs postes pour le 29 avril verront ces postes étudiés lors d’une CPN 5 qui devrait se tenir dans la deuxième quinzaine de juin. La date de forclusion pour être candidat sur ces postes devrait être le vendredi 15 mai. Les postes concernés devraient donc être accessibles dans la BDE au plus tard à partir du 29 avril (et jusqu'au 15 mai).

 

En juillet, une CPN mouvements et une CPN carrières (avancements accélérés et carrières exceptionnelles)

Les postes non pourvus lors de la CPN de mai seront rediffusés pour être étudiés lors de la CPN de juillet. Cette CPN intégrera aussi les postes qui n’auraient pas pu être diffusés pour la CPN de juin. Enfin, c’est à cette même période que se tiendra la CPN carrières 2008.

Par CNE FO ANPE - Publié dans : Les EDITORIAUX de la CNE FO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 22 avril 2009

Cher(e) collègue,

Comme souvent, pour bien démarrer un envoi de la CNE FO, il suffit de lire vos témoignages : « Je suis moi même, atterré en ce début d'année par l'irrespect et le manque minimal de considération pour les AEP. Certes depuis le temps, je sais bien qu'il ne faille pas attendre la moindre reconnaissance de notre investissement mais tout de même… Animateur d'un pôle appui départemental, je me vois contraint d'emmener des brouettes de lettres de commandes et d’AIS à faire signer par un « heureux lauréat » de la délégation de signature..... Heureux ? Pas tant que ça car au final, sa délégation de signature c'est finalement un rajout d'activité dont il n'a vraiment pas besoin actuellement.

Parlons de motivation... Nous ne sommes pas dupes, nous les IVA, que nous essuierons en ce début d’année les plâtres du mécontentement souvent justifié de nos collègues pour au final, après avoir servi jusqu'au bout de sas de sécurité, être les dindons de la farce. Nous sommes comme des kleenex en période de grippe…  Bien utiles sur le moment mais jetés ensuite à la poubelle après usage. Cela me rappelle les officiers supérieurs de la grande guerre qui envoyaient au front, à la boucherie, leurs forces vives alors qu’eux ne montaient jamais en haut de la tranchée.  Ces officiers qui, de plus, fusillaient parfois ceux qui les avaient loyalement servis. » On pourrait multiplier vos témoignages sur vos conditions de travail actuelles… Mais il nous a semblé qu’il pouvait être intéressant d’envisager l’avenir non seulement à partir du présent mais aussi en regardant ce qu’a été le passé des IVA.

 

         Le passé récent… Là encore vos témoignages éclairent bien la nécessaire réflexion : « Embauchée en octobre 2006, je fais partie d’une vague de formation composée de managers confirmés. Nous avions tous entre 10 et 20 ans d’activités professionnelles derrière nous. Les critères de sélection étaient très clairs : expérience d’encadrement obligatoire. Cette logique se retrouve aussi dans la rémunération car l’anpe a repris une partie de notre ancienneté au moment de l’embauche. Et cette reprise d’ancienneté ne s’est faite que sur les expériences avérées de management ou d’encadrement. Avérées signifie basées sur nos bulletins de paie. Ce qui signifie qu’aujourd’hui ma rémunération est basée sur mes expériences passées de manager et que mon recrutement n’a été possible que parce que j’étais manager précédemment. Aussi, si aujourd’hui on part du principe que le poste pour lequel j’ai été recrutée et payée n’est plus un poste de manager, il y a rupture de l’accord passé à l’initiative de l’employeur. Et c’est le fait que cet accord soit transcrit dans ma rémunération par la reprise de mon expérience d’encadrement qui fait la valeur et la réalité de l’accord. »

 

         Au travers du précédent témoignage, c’est la question de la reconnaissance du travail des IVA qui est posée. Là encore, le regard historique est plein d’enseignements. Il y a quelques années, l’établissement a fortement sollicité les Conseillers Principaux… Certains d’entre eux sont devenus des AEP ou des Adjoints… L’établissement a reconnu lui-même cet investissement supplémentaire en créant la prime de responsabilité. Plus tard, en 2003, le nouveau statut des Agents de l’Anpe crée le niveau IVA et, au sein même de ce niveau, les « cadres appui gestion » et les « cadres opérationnels ». Cette reclassification est une reconnaissance du lourd investissement consenti par les intéressés mais elle ne se concrétise que par 20 points de gain indiciaire. Les « managers de 1er niveau » deviennent enfin, du moins sur le plan sémantique, des cadres… Ils se mettent alors à gérer pleinement les boutiques au quotidien alors que nombre de DALE se consacrent de plus en plus aux affres de la représentation externe…

 

Les Chargés de Projets Emploi (CPE)

         Les réalités professionnelles des Chargés de Projet Emploi sont difficiles à appréhender car elles sont caractérisées par une très grande diversité de situations. Le problème de beaucoup de chargés de projets, c’est qu’ils n’ont pas de… projets ! C’est ce que nous décrivait fort bien une collègue en février… 2006 ! Ce courriel est toujours d’actualité : « Je tiens à signaler la situation catastrophique des chargés de projet : le 50% opérationnel- 50% "chargé de projets" se transforme en 80-90% opérationnel. La plupart des chargés de projet ont des missions non fixées ou plus que vagues. Le peu ayant des missions sont souvent chargés d'exécuter des décisions prises par les n+1, voire par les IVA animateurs d'équipes sans concertation aucune. On est loin de la conduite de projet ! Lorsqu’un projet peut être mené à bien, il n'y a aucune diffusion de l'information pour que les effets positifs soient injectés dans la "cagnotte commune". Nous n'existons même pas dans l'organigramme de la région-département-ale, nous ne sommes jamais invités en elp-edd-erd pour une demande d'avis ou pour participer à un travail sur un thème qui nous concerne, nous n'avons pas de prime…»

Constatons aussi que certains CPE font… du management. Tel est le cas des responsables de plates-formes téléphonique ou de vocation : ils gèrent une équipe, un lieu, un budget sans les éléments de reconnaissance qui vont avec. Ils ont même été exclus de VIAP IVA réservée à la filière management… Et puis, la CNE FO avait aussi dénoncé en son temps les taux de promotion ridicules des CPE prévus par les SDECF successifs.

Concernant toujours les chargés de projet, vous nous alertez aussi sur les choix de certains Directeurs régionaux :

« Nous venons d’apprendre lors de notre réunion de service hebdomadaire qu’il n’est pas prévu de reclassement pour les IVA filière Conseil(CPE). A ???,  dans l’organigramme prévu, nous sommes intégrés dans les équipes professionnelles comme simple conseiller alors que la filière Ex Assedic place leur assistante technique sur un poste qui correspond  à ses compétences et à son grade !!!! 

Il semblerait que dans les négociations avec la Direction, vous nous avez complètement occultés alors qu’au quotidien nous occupons des postes avec des responsabilités transversales, en dehors des équipes professionnelles mais avec un portefeuille SMP allégé. Quelle solution pour nous demain dans la nouvelle organisation ?? Quid de la reconnaissance de nos compétences ???? » Précisons qu’il n’y a pas eu, pour l’instant, de négociation sur ces questions.

 

         En définitive, tous les IVA se sont largement (sur)impliqués dans les activités de l’Etablissement et cette réalité là a été, au moins pour certains IVA, progressivement reconnue par l’employeur. Voilà pour l’histoire. Mais qu’en est-il de l’avenir ?

 

Les légitimes questions des IVA et les revendications de la CNE FO

         L’avenir ? En PACA, des IVA viennent de fort bien formaliser leurs inquiétudes auprès de la Directrice régionale de Pôle emploi : 

         « Nous observons que les déclarations de la direction et les décisions qui sont prises semblent mal augurer de notre devenir :

     -   positionnement au sein de l’encadrement remis en question,

-         Retrait des délégations de signature aux AEP (que d’aucuns ont appelé « dénégation de signature »), sans aucune communication,

-         Réorganisation qui semble annoncer une disparition des équipes professionnelles (n’est-ce pas ce qu’implique la mise en œuvre des front office et des back office ?)

-         Mise en concurrence à peine voilée avec les agents de maîtrise de l’ex Assedic

-         Pour les chargés de projet : forte augmentation des charges et activités liées à la réception du public (accueil, guichet unique, suivi mensuel, PST, etc.) au détriment de l’activité consacrée aux dossiers transverses, à la conduite de projet,  à la fonction de personne ressource pour le collectif, au partenariat

-         Et demain : rétrogradation et déqualification de fait ?, absence de participation aux processus  et aux instances de décisions ? glissement de nos missions managériales vers des missions de contrôle et de vérification ? mobilité professionnelle et géographique forcées ? perte totale d’autonomie face à une logique purement comptable ? »

 

         Les collègues IVA de PACA ne se contentent pas de constats. Ils expriment des revendications :

     - « Maintien dans la filière cadre opérationnel – management

-         Maintien de nos fonctions de manager de proximité

-         Continuité de nos tâches actuelles, y compris dans leur composante d’autonomie et de contribution aux décisions stratégiques et opérationnels

-         Maintien et renforcement de nos fonctions de chargés de projet : gestion de dossiers transverses, expertise, conduite de projets, plans d’action, contribution technique au pilotage

-         Aucune mobilité forcée ».

 

         Vous pourrez lire en deuxième pièce jointe la lettre ouverte adressée à la Directrice régionale de Pôle emploi PACA. Espérons que des actions similaires à celles aujourd’hui menées en PACA feront tâche d’huile dans de nombreuses régions. Et puis, il faudra aussi sans aucun doute trouver des modes d’action revendicatifs porteurs et efficaces. « Et sans nous, ils croient qu’ils vont les atteindre comment, leurs résultats ? Puisque c’est la saison des vœux, et des bonnes résolutions, moi, je propose que pour cette année de crise, on fasse, sans le dire, un boycott des objectifs…Si on laisse faire, nul doute que l’efficacité des équipes va être plus que plombée. Entre les changements forcenés de la fusion d’un côté, et la crise internationale de l’autre, on a juste à être un peu moins bosseurs, un peu moins inventifs, un peu moins de tout ce qu’on a donné, pour établir la vraie valeur de notre contribution » nous écrivait un IVA déjà repris dans l’envoi CNE FO de janvier dernier. Un texte où l’on pouvait aussi lire : « Et oui, c’est certain, si les IVA, lassés d'être les "dindons de la farce" chaussent les semelles de plomb au boulot, nul doute que le chantier de la fusion risque d'en subir les conséquences. Qui plus est, les lignes hiérarchiques supérieures se rendront alors compte de la réalité du surinvestissement professionnel quotidien des IVA…qu'elles n'ont jamais voulu reconnaître autrement qu'en paroles jusqu'à maintenant. La CNE FO n'acceptera pas que des milliers d'Agents de l'ANPE, après des années de bons et loyaux services rendus à l'Agence Nationale Pour l'Emploi, soient ainsi sacrifiés sur l'autel des économies budgétaires. Qui plus est, l'inéluctable désinvestissement professionnel qui en résulterait ne serait pas sans conséquences pour l'avenir de Pôle Emploi, et de toutes celles et ceux qui, y exerçant demain des responsabilités locales, auront besoin de s'appuyer sur des compétences fiables et motivées. »

 

          Si ce rapport de forces est créé avec la direction de Pôle emploi, l’avenir des IVA apparaîtra peut être un peu moins sombre et surtout plus lisible. La direction doit rapidement répondre à un certain nombre de questions : quelles seront demain les activités des IVA ? Quels seront précisément les organigrammes des organisations où ils vont travailler ? En fonction de la taille des sites de travail ? En fonction des services à rendre dans les différentes structures ? Et puis, il y a bien évidemment les questions salariales… La CNE FO demande que la fusion soit l’occasion de faire cesser la sous rémunération de tous les IVA… Qui plus est, pour la CNE FO, les IVA qui auront à manager des équipes mixtes devront recueillir la reconnaissance pécuniaire de ce nouveau développement de compétences.

 

         Les premiers profils de postes imaginés par l’établissement pour les adjoints, les responsables d’équipes et les « experts fonctionnels » ont été communiqués au Comité Central d’Entreprise (CCE). Nous vous les communiquons en première pièce jointe et nous vous invitons à réagir sur leurs contenus : cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr .

 

         Connaître les postes, c’est une chose ; y accéder, c’est l’étape suivante et même l’étape essentielle. Et là encore certains de vos courriels n’incitent guère à l’optimisme : «  nos dirigeants régionaux, grands spécialistes de la Gestion des RH, veulent aujourd’hui empêcher tout positionnement des ADALE et AEP (cadre opérationnel IVA filière management) sur les postes d’adjoint, car ils jugent que les intitulés actuels de postes ex-ANPE ne sont que des « titres ronflants » (sic) et qu’il n’est que juste repositionnement des choses que de signifier aux ADALE qu’ils ne sont pas à la hauteur pour assurer les fonctions d’Adjoint des futurs sites mixtes (...)  Nous, managers opérationnels ex-ANPE, allons-nous laisser ainsi bafouer la reconnaissance de nos compétences et qualifications professionnelles ? (on rappellera au passage qu’au-delà de la détention d’un niveau de diplôme équivalent ou supérieur à Bac+4, de l’obtention d’un ou de plusieurs concours, ce sont de nombreux mois de formation professionnelle continue qui nous ont permis d’accéder à ces postes de responsabilité) ».

        

         Ce témoignage montre l’urgence de négocier une grille d’équivalence entre les métiers des ex ANPE et des ex RAC qui ne lèse personne. Il faut tout faire pour éviter le bradage des compétences et des qualifications. Sachez que la première proposition de la Direction Générale positionne les IVA à partir du coefficient de base 250 puis, après deux années d’expérience, au coefficient de base 280. Pour mémoire, les conseillers sont positionnés de 170 à 210, les conseillers référents à 230 et les directeurs de sites à partir de 300. Ce premier cadrage des nominations qui vont être réalisées à court terme risque ensuite servir de base à la négociation de la Convention Collective Nationale. Ensuite, ce qui sera en débat, ce sont les dispositifs de carrières. Avoir des carrières plus rapides est une exigence forte. Les élus FO en CPN 4, Denis Loizeau et Marie-Claude Cadenet, vont proposer aux élus en CPN 4 du SNU et de la CFE-CGC de demander audience auprès de la Direction Générale de Pôle emploi pour échanger sur toutes ces questions.

Par CNE FO ANPE - Publié dans : Les EDITORIAUX de la CNE FO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 avril 2009

Cher(e) collègue,

Pour bien situer le contexte des prochaines CPN 5 et de vos « demandes » de postes, il faut d’abord précisément rappeler les origines de la galère dans laquelle nous sommes aujourd’hui tous embarqués.

 

Aux origines donc, il y a un Président de la République et une promesse politique. Souvenez-vous, ça se passait à Rethel, dans les Ardennes, le 28 octobre dernier ; Nicolas Sarkozy s’exprimait sur Pôle emploi : « Cette réforme est essentielle. Il ne s’agit pas dans mon esprit de dire que deux agences en font une. Il s’agit d’offrir aux demandeurs d’emploi comme aux entreprises un service plus performant, un service plus humain, un service plus personnalisé. Comment comprendre qu’un demandeur d’emploi doive se rendre dans deux endroits différents et avoir deux entretiens pour son indemnisation et pour sa recherche d’emploi. Qui peut penser que c’était une situation normale ? Désormais il sera accueilli dans un lieu unique et dans la même journée, il pourra s’y inscrire, disposer de ses droits à indemnisation, établir son projet professionnel et même lorsque c’est possible, se voir proposer une première offre. Désormais les agents en contact direct des demandeurs d’emploi des entreprises seront plus nombreux et ils sauront tout faire parce que cette réforme est cruciale pour en finir avec la course d’obstacles si souvent associée à la recherche d’emploi. Je souhaite qu’elle soit accélérée. Dès l’été prochain, il ne doit plus exister en France que des guichets uniques. Et dès septembre prochain, l’entretien unique doit être généralisé. Si c’est la même personne qui vous indemnise et qui vous aide à trouver un emploi, chacun sera dans les meilleures conditions pour retrouver un travail. Je souhaite pour la France le meilleur service public de l’emploi. »

 

Donc la « réforme » exigée par le Président se met en œuvre… A la hussarde… La réforme n’est ni réfléchie, ni pensée… Il ne s’agit pas d’un projet d’entreprise construit qui se déclinerait étape par étape en intégrant dans sa mise en œuvre toutes les complexités de la réalité et tout particulièrement les effets de la crise actuelle… Oh que non, il s’agit d’une réforme imposée coûte que coûte par injonctions gouvernementales successives et incessantes. Le résultat est là… Il est grandiose ! C’est un FIASCO ! Jamais les services de l’emploi français n’ont été à ce point désorganisés. Illustrons notre propos par le témoignage d’une DALE : « Les mesures d’urgences de la Direction Régionale prévoient que le suivi mensuel physique ne concerne plus que PAE02, PAE05 et PAE11, en plus des DE concernés par le plan de mobilisation. Les DE après le PAE12 ne sont plus reçus… et nous n’avons actuellement aucune prestation sociale (plus de MVE, D’ADELEM, ni d’ASI). Encore plus ennuyeux, ces mesures d’urgences prévoient que le 3949 soit fermé les 2 derniers vendredi de chaque mois ! Ce vendredi matin, j’ai voulu savoir quel message était délivré aux DE lorsqu’ils appelaient. J’ai composé le 3949, suivi le cheminement classique, demandé le département ??…La filière emploi… et après 1 minute et 49 secondes j’ai eu un message précisant que toutes les lignes étaient occupées !!! Alors même que la PST est fermée. Les DE qui utilisent des portables vont passer leur journée à essayer de nous joindre, en vain,  avec un coût important et ils ne risquent pas d’y arriver !!

Enfin, hier, on nous annonçait que le DR n’était pas favorable aux permanences. Nous avons des DE qui habitent à 55/65 KM de l’ALE. Devront-ils venir chaque mois (enfin, si le SMP redémarre) à l’ALE ?

La dégradation actuelle du service rendu est vraiment inquiétante et il serait intéressant que les OS soient plus présentes sur ce champ. »

On ne le fera pas mais on pourrait multiplier ici vos témoignages qui démontrent vos conditions de travail dégradées et, au-delà, la déliquescence des services de l’emploi. Une déliquescence forte à l’heure où nombre de nos concitoyens ont pourtant absolument besoin de ces services là.

 

Le fiasco est donc massif mais, dans les discours de nos dirigeants, comme aux plus belles heures de l’Union Soviétique triomphante, les greniers à blé sont pleins… « Heureusement que la fusion de l'ANPE et des Assedic est faite. Sans cela, nous aurions eu beaucoup plus de mal à gérer l'afflux de chômeurs. » affirme Christian Charpy dans « Les Echos » du 12 mars. Des propos repris dans « Le Figaro » de ce 26 mars : « Sans la fusion, cela aurait été plus difficile de faire face à la situation ». « Il y a de l’enthousiasme dans les équipes » affirme encore le Directeur Général dans « RTL midi » ce dernier lundi. Mieux vaut lire ou entendre ça que d’être aveugle ou sourd mais… On vous laisse juger et commenter ces derniers propos.

Malgré les précédents dénis de réalités, les faits sont si éloquents et si généralisés qu’il devient impossible de masquer les dysfonctionnements et, en conséquence, plusieurs journaux se sont intéressés au sort des salariés et des usagers des Pôles emplois. On mettra ici en valeur le travail du journal « Marianne 1» et "Marianne 2"  accessibles en cliquant sur ces titres.

 

Le calendrier de la prochaine CPN 5

Au cœur de cette galère, il y a votre propre devenir. Environ 900 postes d’encadrement intermédiaire, de directeurs de sites mixtes et des postes vacants (directeurs et CM) relevant du niveau IVB sont en cours de diffusion dans la BDE, la bourse des emplois. D’autres postes actuellement en cours de diffusion relèvent de la CPN 6 qui devrait se tenir les 11 et 12 mai. L’ensemble des postes relevant de ces CPN 5 et 6 devraient être dans la BDE pour le 1er avril. La date de forclusion pour saisir ses candidatures dans la BDE est le 15 avril. La CPN 5 devrait se tenir sur plusieurs journées à compter de la mi-mai. Les derniers arbitrages du niveau national seraient pris fin mai. Les nominations devraient être effectives au 1er juin. Nous utilisons le conditionnel car le passé récent nous incite désormais à la plus grande prudence lorsqu’il s’agit d’annoncer des dates.

 

La délicate question des doublons dont nous vous parlons depuis des mois devrait donc être traitée dans les prochaines semaines. Un traitement qui se fera nécessairement avec des dégâts humains conséquents puisqu’il y a plus de collègues intéressés par les postes diffusés qu’il n’y a de postes. Il y aura certes des cadres satisfaits, les quelques rares collègues promus et ceux qui seront nommés à leur demande sur le poste qu’ils occupaient déjà, mais il y aura beaucoup d’insatisfaits : les destitués qui n’obtiendront dans l’immédiat aucun poste, les cadres qui accepteront un pis-aller… Il est certain qu’il faudra des mois pour trouver des solutions à nombre de collègues. Il est tout aussi certain que nombre d’autres collègues ne trouveront pas de solution satisfaisante et ils erreront, certains pendant de longs mois, entre la non activité et des missions ponctuelles pas toujours souhaitées. Cette réalité est déjà là suite aux nominations de la vague 2 ; elle risque très probablement d’être amplifiée à l’issue des prochaines nominations.

 

Mais malgré ces réalités, lors de ces prochaines nominations, il nous faut éviter le pire. Le pire, en tout cas on espère qu’il n’y a pas pire, c’est donc ce qui s’est passé lors des nominations de la vague 2 et que nous avons décrit dans "la lettre des élus FO en CPN 5 au Directeur Général". Maintenant, les Délégués Territoriaux et les Délégués Territoriaux Délégués sont nommés et ils ont une responsabilité particulière dans ces opérations de nominations : tout cadre qui le souhaite doit pouvoir échanger avec ces responsables sur son devenir. Toute difficulté rencontrée sur ce point peut être communiquée aux élus en CPN 5 à travers la fiche de recueil de souhaits qui vous a déjà été transmise.

 

Dans le présent contexte, rappelons quelques incontournables réalités ainsi que des positions que nous défendrons au cours de ces CPN.

-         Commençons d’abord par une réalité qui s’impose à tous : les élus en CPN 5 n’interviennent pas et ne débattent pas sur les postes qui sont pourvus par des collègues issus de l’ex Assurance Chômage (AC) ; les élus peuvent cependant intervenir pour parler de la situation des agents publics candidats sur ces postes,

-         Les élus FO en CPN 5 défendront et voteront, sauf circonstance particulière, pour les collègues qui demandent le poste qu’ils occupaient auparavant,

-         Les élus FO en CPN 5 seront particulièrement vigilants sur la notion d’équilibre entre l’ex AC et l’ex ANPE qui doit prévaloir dans les choix des cadres. Nous publierons, région par région, le nombre de cadres issu de chacune des institutions d’origines.

-         Les élus FO en CPN 5 défendront les collègues qui cherchent à changer de régions depuis déjà plusieurs mouvements. Pôle emploi est une institution nationale publique et il ne saurait donc y avoir de régions fonctionnant en autarcie. C’est notamment sur le nombre de mutations d’une région à l’autre que nous mesurerons la réalité de la régulation nationale en matière de Ressources Humaines.

-         Après l’étude et le pourvoi des postes, les élus FO en CPN 5 demanderont à échanger avec l’Etablissement sur la situation de chacun des collègues qui nous aura sollicité.

-         En l’absence de solution immédiate, les élus FO en CPN 5 demanderont pour tout collègue qui le souhaite l’application de l’accord préalable qui proscrit toute mobilité géographique forcée. Ce texte doit vous permettre d’ouvrir une vraie discussion. Il vous autorise à être très direct avec votre hiérarchique : tant que la proposition qui vous est faite ne vous convient pas, continuez d’échanger afin de trouver un compromis. Tant que ce dernier n’est pas trouvé, vous pourrez refuser toute mobilité géographique. Et puis, dans ce type de situation, il faut que vous soyez capable de bien situer les responsabilités : vous n’êtes en aucun cas le responsable de la situation actuelle ; ce n’est pas vous qui êtes à l’initiative de la fusion. En conséquence, vous ne devez pas être une victime de l’actuelle restructuration et c’est donc à l’établissement de construire une solution qui soit acceptable pour vous. Pour les élus FO, afin de faire respecter les précédents engagements de l’établissement, il faudra nécessairement créer des postes de chargés de mission là où se trouvent les collègues qui ne souhaitent pas bouger.

-         Enfin, c’est essentiel, il vous faut demander par écrit les postes souhaités par vous et ne pas demander par écrit le poste que vos responsables hiérarchiques voudront parfois vous imposer. A défaut, vous irez bien évidemment, là où le délégué régional souhaite vous placer. Et surtout, votre écrit permettra à votre hiérarchie de ne pas discuter avec vous. Et, encore plus évidemment, il ne faut surtout pas être candidat sur un poste calibré à un niveau d'emploi inférieur à votre niveau d'emploi actuel. Faire cela, c'est signer sa rétrogradation.

-         Les lettres de mission : au cas où votre hiérarchie vous impose une activité non souhaitée par vous à travers une lettre de mission, n’hésitez pas à nous communiquer cette lettre afin que nous en débattions lors de la CPN.

 

Les quelques précédents conseils n’ont rien d’exhaustifs. Pour communiquer avec vos élus en CPN 5, très sollicités, merci de privilégier les écrits et tout particulièrement la fiche de recueil des souhaits qui peut nous être transmise autant de fois que nécessaire sur le mode « annule et remplace ». N’hésitez pas à nous faire remonter toutes les pratiques RH qui vous semblent non respectueuses des règles et des personnes : cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr

Cordialement

Vos élus FO en CPN 5

Patrick Salmon et Jean-Louis Carliez

 

N'hésitez pas à transférer cet envoi aux cadres de Pôle emploi ne connaissant pas encore les publications de la CNE FO. Ces derniers peuvent s'abonner à nos envois en adressant un courriel à cnefo.p-salmon@pole-emploi.fr

Par CNE FO ANPE - Publié dans : Les EDITORIAUX de la CNE FO
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 2 avril 2009

Un article de Stéphane Béchaux

La fusion de l’ANPE et des Assedic patine sérieusement. Alors que les licenciements explosent, Pôle emploi est incapable d’assurer un service de qualité aux chômeurs.

Au palmarès 2009 des campagnes de publicité trompeuses, Pôle emploi tient la corde. Rapide, simple, unique… Les adjectifs choisis pour vanter les mérites du nouvel organisme font s’étrangler les 45 000 salariés des ex-ANPE et Assedic qui, depuis le 19 décembre 2008, appartiennent à la même maison.
« Aucun dirigeant n’ose dire publiquement que ça ne marche pas, qu’on n’est pas prêt. On est en plein déni de la réalité », peste la cédétiste Bernie Billey. « Quand un demandeur d’emploi passe la porte, il s’imagine trouver un conseiller qui va répondre à toutes ses questions. Mais on n’en est pas là du tout. Pôle emploi, c’est la désorganisation complète », abonde une conseillère de l’agglomération stéphanoise.
Une opinion partagée par l’écrasante majorité du personnel, cadres inclus. Mais rejetée par le patron. « La fusion nous permet de mieux traiter l’afflux des demandeurs. Sans Pôle emploi, il y aurait une dégradation majeure des services et une augmentation considérable des délais de traitement », assure Christian Charpy. Sans convaincre les troupes, qui ont déjà rebaptisé l’institution. Au choix : Pôle en bois, Ras-le-Pôle ou Pôle Lantah…

 
Des sites uniques sur le papier

Très peu d’agences Pôle emploi réalisent l’ensemble des opérations de placement et d’indemnisation sur un même lieu. Une situation qui va durer. Recherche de nouveaux locaux, dénonciation de baux, vente de sites… Impossible de modifier d’un claquement de doigts un parc immobilier riche de 1 500 antennes. Pragmatique, la direction s’attelle, pour l’instant, à constituer des sites « mixtes » qui, mélangeant les troupes, puissent faciliter la vie des chômeurs et des entreprises. Des sites qui, concrètement, comporteront plusieurs implantations, les unes recevant le public, les autres traitant, en back-office, les dossiers. Avec, au démarrage, deux systèmes informatiques…

  

Lire l'article intégral en pdf

Par CNE FO ANPE - Publié dans : La FUSION ANPE / UNEDIC
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 31 mars 2009

En visite dans une agence Pôle emploi de Châtellerault, mardi 31 mars, Nicolas Sarkozy a annoncé la création de "1 840 emplois supplémentaires pour faire face à la crise et à l'alourdissement des tâches". Le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, avait promis avant la fin du mois une décision sur l'éventuelle augmentation des effectifs de l'organisme rassemblant l'ANPE et Assedic, afin de faire face à la forte hausse du nombre de demandeurs d'emploi. Cinq syndicats (SNU, CFDT, CGT, FO, SNAP) de Pôle emploi avaient exigé le 19  février de la direction "un plan d'action précis" pour répondre à la  "dégradation des conditions de travail" provoquée par la crise.

 

Concernant l'éventualité de nouvelles mesures sociales, Nicolas Sarkozy a déclaré qu'il ne "décrédibiliserait" pas la signature de la France par des dépenses d'"assistanat" répétitives. "On va dépasser les 5 % de déficit et je dois en permanence équilibrer les sommes qu'on investit pour l'avenir", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une table ronde sur la crise économique de Châtellerault. Sur place, Nicolas Sarkozy, a défendu sa politique de réponse à la crise par l'investissement. "La seule limite que je mets, c'est que les dettes ça se rembourse et je n'engagerai pas la France dans des dépenses répétitives, année après année, qui seront des dépenses d'assistance."

Des manifestations ont accompagné la visite du président dans la Vienne. Entre 1 500 à 2 000 personnes, selon la préfecture, et 7 000, selon les organisateurs, ont manifesté, mardi matin. Venus de tout le bassin d'emploi particulièrement touché par la crise, les manifestants, après s'être rassemblés dans un quartier de la ville, se sont dirigés à pied vers le parc des expositions du Chillou, où le chef de l'Etat devait tenir une table ronde sur le thème "des mesures prises par le gouvernement pour faire face à la crise". Une soixantaine de salariés de l'entreprise Heuliez de Cerizay (Deux-Sèvres), menacée de cessation de paiements en avril, ont fait le déplacement. De nombreux élus locaux s'étaient joints à la manifestation.

Par CNE FO ANPE - Publié dans : L'ACTUALITE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009

Pôle emploi vient de publier un appel d'offres aux opérateurs privés pour le placement en deux ans de 320.000 demandeurs d'emploi, notamment de certains licenciés économiques, a-t-il annoncé vendredi dans un communiqué.

Cet appel d'offres, "organisé par région ou bassin d'emploi", se décompose en deux "lots" visant à "la prise en charge intensive et le placement" de 170.000 personnes éloignées de l'emploi (lot 1) et à "l'accompagnement et le retour à l'emploi" de 150.000 licenciés économiques (lot 2).

Prévu pour deux années à compter du 1er juillet 2009, ce marché sera reconductible pour une année supplémentaire, a précisé l'organisme issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic.

Le 11 mars, le directeur général de Pôle emploi, Christian Charpy, avait déclaré à la presse que l'appel d'offres viserait à ce que "100.000 à 120.000 demandeurs d'emploi" soient suivis chaque année par des opérateurs privés de placement, contre 40.000 personnes actuellement.

Le suivi des demandeurs d'emploi en convention de reclassement personnalisée (CRP) devrait ainsi être partagé à "50/50" entre Pôle emploi et les opérateurs privés, avait-il précisé.

"Les opérateurs privés de placement ne sont pas un sujet tabou au sein de Pôle emploi", avait souligné M. Charpy.

L'appel d'offres est lancé avant que l'Ecole d'économie de Paris ne livre en juin un rapport d'évaluation sur l'accompagnement par le privé. Un rapport intermédiaire d'évaluation en 2008 avait souligné les performances de l'ANPE quand elle met les moyens.

L'accompagnement de chômeurs par des cabinets de placement privés, expérimenté depuis 2005 par l'assurance chômage (Unedic) et amplifié depuis, reste controversé, en raison de résultats contrastés et d'un coût plus élevé que le service public.


Par CNE FO ANPE - Publié dans : L'ACTUALITE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009

Pôle emploi réclamait près de 3.000 embauches pour faire face à ses nouvelles missions et à l'afflux de chômeurs. Il devrait en obtenir un peu plus de 1.800 (équivalents temps plein).

En janvier 100.400 chômeurs de plus, 79.900 en février, chaque mois donne un argument de plus à Christian Charpy, le directeur de Pôle emploi, pour obtenir des effectifs supplémentaires. La question est sur la table depuis plusieurs semaines. Le 19 février, le conseil d'administration où siègent les partenaires sociaux, avait exigé en urgence « un plan d'action précis » pour répondre à la « situation difficile » provoquée par l'afflux de chômeurs. Le 3 mars dernier, en déplacement à Dijon, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, s'était déclaré prêt « à mettre des effectifs en plus ». Depuis, il a affirmé à plusieurs reprises que la décision interviendrait d'ici à la fin mars.

L'Elysée aurait tranché cette semaine. Pôle emploi réclamait un peu moins de 3.000 postes. Il devrait en obtenir un peu plus de 1.800 (équivalents temps plein). Les quelque 860 emplois destinés à lui permettre d'assurer les missions de suivi des chômeurs bénéficiant d'un contrat de transition professionnelle ou d'une convention de reclassement personnalisé n'ont pas fait débat. En revanche, seule la moitié des 2.000 postes environ demandés pour faire face à l'afflux de chômeurs auraient été accordée.

Une petite vague d'embauches

Les postes supplémentaires viendront compléter une première (petite) vague d'embauches - 200 emplois - au dernier trimestre de 2008 pour faire face à l'afflux de chômeurs. Ils s'ajouteront aux 400 CDD programmés initialement pour remplacer les agents de l'ex-ANPE en formation sur les règles d'indemnisation et les agents de l'ex-Unedic en formation sur le placement des chômeurs. Par ailleurs, d'ici à la fin du premier semestre, quelque 800 personnes vont être embauchées en anticipation d'une bonne partie des 1.000 à 1.200 départs en retraite qui vont s'étaler sur 2009. A la fin février, Pôle emploi employait 44.675 personnes dont 29.838 ex-agents de l'ANPE et 14.837 ex-agents des Assedics.

L. DE C., Les Echos
Par CNE FO ANPE - Publié dans : L'ACTUALITE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus