Ecrire un tract sur la politique immobilière de l’Agence... On l’avait demandé à
la CNE
FO
… On nous parlait d’absence de projet immobilier à moyen terme ; on constatait l’obligation de mener des travaux presque toujours dans l’urgence ; on évoquait même des gaspillages… Le sujet semblait syndicalement intéressant et il fallait donc recueillir des données et réfléchir à cette question. Quels constats peut on faire en matière immobilière ? Quel est l’état d'esprit actuel des collègues chargés de ces questions ? Quelles revendications concrètes est-on à même de formuler pour ces collègues ?
A peine cette réflexion lancée, un éminent Directeur régional produisait, pour l’établissement évidemment, un texte particulièrement bienvenu. Extraits :
Quels sont les principaux changements intervenus depuis Ale 2000 ?
- Suppression de l’affichage papier remplacé par la mise à disposition électronique des offres (gain de surface important).
- Passage d’une organisation basée sur le flux à une organisation programmée par la mise en œuvre du SMP (là également gain de surface en ZLA).
- Un plus grand pragmatisme dans la mise en place des équipes professionnelles ce qui est de nature, entre autre, à permettre un seul poste d’enregistrement des offres au lieu d’un par équipe pro.
- La mise en place progressive (mais trop lente) d’une organisation basée sur l’autonomie qui permette à chaque agent d’organiser son travail en fonction des RDV qu’il a à réaliser en tant que référent, ce qui nécessite qu’il puisse se projeter à au moins 4/5 semaines en terme d’agenda mais aussi en terme de poste de travail.
- Un suivi et une actualisation des offres faites par le garant, qui peut être effectuée ailleurs que dans la seule ZT, c’est-à-dire y compris dans un BEC.
- Une diminution du pôle appui induite par la mise en œuvre des services facturiers et le transfert des CIE au CNASEA, cela pouvant être accentué par la création de pôles appui mutualisés sur les grandes métropoles.
Des pistes pour Ale 2010
Compte tenu des évolutions ci-dessus on peut déduire :
- Une réduction sensible de la surface de
la ZLA
; 20% de la surface totale de l’Ale pourrait convenir.
- Une réduction de
la ZT.
- Une réduction de la surface des pôles appuis.
- Une extension importante de la zone d’entretien conseil où il y aurait dans la même zone, en première ligne des BEC pour la réception du public et derrière, des BEC plutôt dédiés aux agents pour d’autres tâches que la réception du public notamment le travail de traitement et d’actualisation de « leurs » offres, sans qu’il y ait de limite précise entre ces deux types de BEC (identiques dans la forme) afin de pouvoir s’adapter à la saisonnalité de l’activité.
On avait donc là une synthèse des évolutions récentes et, surtout, un affichage des intentions de l’établissement pour les prochaines années. Il suffisait alors de confronter ce précieux document aux réalités quotidiennes des responsables immobilier. Quelques échanges téléphoniques plus tard, voici, en substance, l’état des lieux établi par
la CNE
FO.
Les schémas théoriques comme ceux présentés dans le texte écrit par le Directeur régional se heurtent bien souvent à des réalités du moment non anticipées. Les impacts immobiliers du chantier SMP illustrent parfaitement cette réalité : des responsables régionaux immobilier ont été contraints de casser ce qui avait été fait un an plus tôt comme les espaces découverte, les espaces ateliers… Cela n’est guère agréable pour un professionnel et c’est, bien évidemment, générateur de démotivation professionnelle.
De plus, des programmes se sont intercalés et imposés, par exemple la mise en place de plates-formes téléphoniques. Et on recasse alors parfois ce qui a été fait ou refait suite au SMP, tout simplement parce qu’on a été trop vite et qu’on n’a pas tout intégré…Parfois des lieux délocalisés, trouvés à la hâte, ne sont pas adaptés en terme d’emplacement et de m². Les agents ne veulent tout simplement pas y travailler pour d’excellentes raisons : sécurité, éloignement…
Le temps de la réflexion opérationnelle n’est pas du tout le même que celui de la réalisation immobilière (idée, projet, consultation des domaines, des entreprises, disponibilité de ces dernières…) Et c’est sans parler des opérations à tiroirs où il faut tenir compte des baux en cours…
Les responsables régionaux immobilier sont peu consultés en amont des projets opérationnels et, quand ils prennent le projet en cours, c’est souvent pour jouer les empêcheurs de tourner en rond parce qu’ils arrivent avec des contraintes techniques qui calment les attentes de la hiérarchie : c’est évidemment mal vu !
Les responsables régionaux immobilier se voient aussi imposer des opérations par
la DG
(par exemple le nouveau marché de la téléphonie) qui génèrent un important travail à mener dans l’urgence. Comment la charge induite par la nouvelle opération s’inscrit dans l’ensemble des autres activités ? Voilà une question que ne posent pas les décideurs !
Constatons aussi que les séquelles du projet « plates-formes de mutualisation » sont encore visibles… Certains responsables immobilier, plus bons à rien il y a seulement quelques mois (la fonction serait tenue ailleurs par un autre), sont aujourd’hui sans cesse sollicités pour expliquer au réseau pourquoi ce n’est pas si simple de mettre en œuvre les promesses du Directeur Général !
Les responsables immobilier doivent aujourd’hui accompagner les collègues dans une triple évolution :
- la mise en œuvre évolutive du SMP sans référentiel précis,
- la création des guichets uniques,
- le renouvellement massif des matériels dans un contexte caractérisé par l’arrivée massive des nouvelles technologies.
Tout cela se réalise dans un contexte plein d’incertitudes du fait du rapprochement / fusion avec l’Unédic
Terminons par un constat : les responsables régionaux immobilier sont bien évidemment des spécialistes… Des spécialistes majoritairement… seniors en plus ; c’est à dire avec peu de perspectives d’évolutions professionnelles… Conséquence : il leur faut souvent apprendre à vivre dans l’indifférence, voire même parfois le reproche !
Le Directeur Général doit exprimer ses intentions concernant les métiers d’appui.
La nécessité de revaloriser les fonctions d’appui
est aujourd’hui une impérieuse nécessité.
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